Du SFT aux préférences humaines
Situation concrète
Un modèle préentraîné sait poursuivre du texte ; un assistant doit aussi reconnaître une instruction, refuser certaines demandes et organiser une réponse utile.
Objectifs d’apprentissage
- Comparer plusieurs objectifs de post-entraînement
- Expliquer pourquoi préférence et exactitude restent distinctes
Prérequis
- Leçon 7.2
Mode simple
Le SFT entraîne le modèle sur des exemples de bonnes réponses. Le RLHF classique demande à des humains de comparer des réponses, apprend un modèle de récompense puis optimise le comportement. DPO apprend plus directement à préférer une réponse choisie à une réponse rejetée. Une approche constitutionnelle utilise des principes explicites et du feedback produit en partie par modèle. Toutes orientent les réponses, mais aucune ne transforme automatiquement une phrase plausible en fait vérifié.
Mode approfondi
Ces méthodes optimisent des proxys : vraisemblance des démonstrations, récompense apprise ou marge de préférence relative à un modèle de référence. Elles dépendent de la distribution des prompts, des annotateurs, des principes et de la procédure d’évaluation. Une préférence peut favoriser clarté ou prudence, mais aussi style et conformité. Le reward hacking, la sur-optimisation et les désaccords normatifs expliquent pourquoi l’alignement doit rester couplé à des tests et contrôles externes.
Analogie
Former un guide à être courtois et à suivre un itinéraire améliore son service, mais ne garantit pas que toutes les informations de sa carte sont à jour.
Exemple concret
Une réponse inventée mais bien structurée peut recevoir une préférence si l’évaluateur ne vérifie pas les faits. Il faut donc concevoir les critères et les outils de contrôle en conséquence.
Les cartes SFT, RLHF, DPO et approche constitutionnelle indiquent leurs données, leur objectif et leur limite commune sur la vérité.
Activité manipulable
Confusion fréquente
RLHF ne signifie pas que chaque réponse a été écrite ou validée par un humain, et le terme feedback n’implique pas une correction factuelle exhaustive.
Vérification rapide
Pourquoi une préférence humaine ne garantit-elle pas la vérité ?
La personne peut juger le style ou ne pas posséder la preuve. L’objectif apprend ce signal de préférence, qui n’est pas identique à une vérification de chaque fait.
Résumé
- Le SFT apprend depuis des démonstrations.
- RLHF et DPO exploitent des préférences par des objectifs différents.
- L’alignement améliore un comportement sans garantir l’exactitude.
